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Trouver un nom pour sa boîte ou son projet

S’il y a bien une chose que je n’aurais pas envie de changer, c’est le nom de ma boîte. Cela n’engage que moi, mais je n’ai jamais été friand des noms inscrits dans une époque particulière, qui ont suivi la mode et qui ne résonnent aujourd’hui que comme des souvenirs anciens (les agences de com avec des noms d’agrume par exemple).

J’espère ne rien vous apprendre : trouver le nom de sa boîte ou de son projet, c’est du boulot. Même si ça peut paraître simple lorsqu’on l’obtient, et lorsqu’on saisit ce moment où il nous paraît évident. Mais tout cela n’est que le fruit d’un travail de fond fourni et de cerveaux qui ont eu le loisir d’infuser.

Je ne vais pas verser dans le top des conseils qu’on peut trouver sur LinkedIn, comme le fait que le nom doit avoir un lien avec votre secteur d’activité, ou encore qu’il devrait sonner d’une certaine manière parce que X ou Y (voyez un peu la mode des noms finissant en « éo » pour évoquer la santé par exemple), nous avons tous nos techniques.

Je crois profondément qu’un nom doit avant tout être incarné pour être efficace. Ce n’est qu’à cette condition que votre équipe pourra s’en saisir, se l’approprier, et le faire vivre au-delà de ce que vous auriez pu faire. Mieux encore, vos clients adopteront également votre étendard et vous serez sans doute étonné de la manière dont ils le porterons à leur tour.

Et pour arriver à ce résultat, on a plusieurs outils.

La méthode, d’abord.

La mienne est particulière puisqu’elle consiste à trier toute une série de notions, valeurs et idées dans des grandes familles (3 à 5). Ce processus est censé amener à des propositions de noms supposés embrasser le plus de grandes familles possible. S’en suivent quelques vérifications de disponibilité de ces noms, histoire de ne pas s’emballer et de découvrir plus tard qu’une idée est inutilisable.

Sauf qu’en fait, je ne trouve des idées de noms que sous ma douche, entre autres. Et le processus décrit plus haut sert en fait à nourrir mes réflexions conscientes et inconscientes.

La sonorité.

La manière dont chante votre nom en dit long sur son caractère.
Le son est-il doux, ou bien est-il rythmé par des ruptures franches ? Est-ce que votre nom se chuchote, ou est-ce qu’il se crie ?

L’ouïe est un sens dont on oublie souvent le pouvoir : il aide à l’ancrage des informations dans nos petites têtes.

Et pour aider davantage à l’affaire, optez pour des noms plutôt courts, à 2 ou 3 syllables. Vous permettrez ainsi aux gens de ne pas se tromper lorsqu’ils hésitent avec votre nom.

Le feeling.

C’est le meilleur outil dont nous disposons. C’est la sensation qui vous dit si vous êtes bon ou pas. C’est l’instinct qu’on écoute pas toujours, et qui se rappelle à nous quand on s’est planté (« merde, j’aurai du faire comme je le sentais »). C’est aussi ce qui solidifie la connexion entre le nom d’un projet et les gens qui le lancent, le développent ou l’achètent.

Je le répète, mais un nom ça se vit. Et là au moins, vous aurez des choses à raconter lorsqu’on vous demandera d’où vient votre nom ! Parce que s’il est cool, on vous demandera forcément 😉